Les impressionnistes

Sonia Delaunay et robert Delaunay

Broderie Sonia

Broderie de feuillages 1909

Cette broderie révèle l'aisance de Sonia Delaunay dans la pratique des travaux d'aiguille, auxquels elle fut initiée en Russie, et montre déjà son intérêt pour d'autres formes d'activité manuelle que le dessin ou la peinture. La tapisserie a été exècutée au cours ou juste au retour du séjour d'été à Chaville auprès de Robert Delaunay.Recouvrant la totalité du canevas,les fils de laine sont jetés en points serrés, dessinant de petites surfaces colorées, animées par l'ordonnancecontrariée des points. La disposition des fils groupés en diagonales irrégulières organise le découpage de l'ensemble en zones justaposées, non pas délimitées par un fil de laine mais définies par une orientation inversée des points. Une ligne oblique ascendante interrompt l'unité du fond traversé par la tige médiane, qui impulse un mouvement au feuillage.

Mosaique Robert

Mosaïque 1935-1937

A l'origine de la renaissance de la mosaïque au XXè siècle, on trouve Gino Severini et le gruppo mosaiciti de ravenne. Entre 1930et 1961, ils réalisent un grand nombre de mosaïques monumentales et de chevalet, intégrant cette technique à l'art moderne.Lorsque Robert Delaunay revient à la peinture abstraite, il fait des essais de substances pour obtenir une unité entre matière, couleur et mouvement.Il sollicite des ciments colorés, associés à des sables, avec ou sans inclusions, et pense que la mosaïque peut répondre en tout point à ce but. 

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Sonia Delaunay

sonia Delaunay-Ile Saint Louis

Ile Saint Louis 1906

L'eau forte représentant L'île Saint Louis serait la première gravure réalisée par Sonia Delaunay. On peut sans doute considérer le dessin au crayon comme une étude non pas strictement préparatoire mais préalable à la gravure. Cette dernière reprend, en l'inversant, le point de vue sur la pointe ouest de l'île Saint Louis et le pont qui la relie de la Cité. Cependant le crayon, qui rappelle les modèles impressionnistes par sa vue panoramique en surplomb et les dessins parisiens de Bonnard par sa technique fondue, a une composition plus large et plus lumineuse que la gravure, ressérée sur l'étrave du quai et noircie par une trame de tailles très dense. L'artiste assura elle-même la morsure et le tirage des cent quatre-vingt-une épreuves répertoriées.

La bibliothèque nationale de France est riche d'une épreuve imprimée à l'encre rose et de cinq eaux-fortes, noir, rose, vert tilleul et jaune, conservées dans le fonds Sonia et Charles Delaunay au Département des estampes.

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Robert Delaunay

Robert Delaunay La mer

La mer ou La mer en Bretagne 1905

En mars 1906, Robert Delaunay présente sept peintures au XXIIè salon des indépendants. Elles sont toutes réalisées pendant son troisième séjour en Bretagne, à Penmarch, au cours de l'été 1905. Certaines représentent des scènes locales à la manière de l'école de Pont-aven. Deux paysages marins sont plus nettement inspirés de l'oeuvre de Monet et de l'art japonais, lequel interesse Delaunay depuis qu'il a reçu en 1900, en récompense de fin d'année au lycée, l'ouvrage de Louis Gonse sur l'art japonais.

La mer est un de ces paysages marins. Delaunay y adopte une vue plongeante vertigineuse. Il se débarrasse de toute anecdote et se concentre sur le spectacle des élèments déchainés qui, dans leur mouvement tourbillonne,annoncent l'astraction des formes circulaires de 1913.

Robert Delaunay les bords de la yevre

Les Bords de la Yèvre ou Paysage de la Rongère 1903

Cette peinture est la plus ancienne de la donation Delaunay. Elle est historiquement importante car c'est l'une des premières à être montrée par l'artiste dans une exposition publique. Delaunay présente en effet cette oeuvre avec quatre autres paysages du Berry et un paysage Breton en mars 1904, à l'occasion de sa première participation au salon des indépendants. En se concentrant sur les effets de lumière dans les feuillages et sur la rivière, Delaunay démontre qu'il a déjà assimilé pour son propre usage les principales leçons de l'impressionnisme.

 

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Robert Delaunay

Bretonne

Bretonne1904

Delaunay peint ses premiers paysages de bord de mer en 1903, pendant son premier séjour en Bretagne, à Saint guénolé, en compagnie de sa tante, Marie Damour. Deux autres séjours, à Saint Guénolé et Penmarch, en 1904 et 1905, le conduisent à s'inspirer davantage des scènes de la vie locale. Le protrait de "Bretonne", qu'il réalise au fusain durant l'été 1904, lors deuxième séjour, témoigne pour la première fois de l'attention qu'il porte à la représentation d'un visage. L'influence de Gauguin n'est sans doute pas étrangère à cet intérêt de Delaunay pour des "sujets Bretons". 

Marché breton

 

Marché Breton ou Le Marché 1905

Au XXIIè Salon des indépendants, en Mars 1906, Delaunay présente six des peintures de scènes Bretonnes qu'il a réalisées à Saint Guénolé et Penmarch l'été précédent. Elles attirent l'attention des critiques. La petite étude de marché appartient à cet ensemble, mais n'a jamais été montrée dans les expositions organisées du vivant de l'artiste. Il traite cette scène de marché en masses compactes, réduit l'église de l'arrière plan aux données essentielles de son architecture, individualise très peu les figures et refuse l'anecdote folklorique, tout ceci témoignant de sa volonté de privilégier le caractère constructif de l'étude. Il s'éloigne de la dissolution impressionniste des formes tout autant que de recherche purement décoratif à la manière des Nabis.Les oeuvres de 1905 sont d'ailleurs les dernières à s'inspirer de L'Ecole de Pont-Aven.

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Le Chatellier

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aqu0u2ad

Vous êtes nombreux à visiter mon blog , merci à tous et toutes , merci à ceux qui naviguent chaque jour pour me découvrir et lire les messages, merci à l'Amérique, merci aux autres pays! Grâce à vous je voyage; Grâce à vous, je me ressource et me donne l'envie de continuer cette superbe aventure. Le blog se nourrie de vos commentaires et de vos visites. 

Bise à vous tous, christine

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A regarder jusqu'à la fin !

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IMANY - Please And Change

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Reprise en Septembre- Bonnes vacances à tous !

013

 

Merci Jacques!

 

 

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Francis Picabia

transparence

Transparence -Visage vers 1930

Cette feuille, plus épurée que beaucoup d'autres "transparences", offre le témoignage d'un motif récurrent dans la peinture de Picabia vers la fin des années 1920: une figure asexuée, chauve, aux yeux interrogateurs ou songeurs, dont l'origine est peut être à chercher du côté de la nouvelle inspiration classique du peintre- une figure qui, dans le même temps qu'elle stigmatise une nostalgie, vient tempêrer les professions de foi artistiques enthousiastes qui émaillent alors le discours de Picabia.

Deux visages, dont on peine à identifier le genre, se juxtaposent. Pour autant, le profil au nez camus d'une tête aux allures de faune ne rencontre pas le visage plus féminin, au regard baissé. La ligne, sinueuse et ferme, décrit une composition aérée. L'espace incertain, propre aux "transparences", est comme nié dans cette composition par strates. Toutefois, le dessin se révèle être l'exercice où le peintre rend visible l'idée d'un primat de la figure et du décoratif, d'un vocabulaire du fragment qui réduit à néant toute narration claire. Ici, seul le visage est rendu (et non pas observé) tant celui-ci, pour Picabia, n'est pas l'enjeu d'une étude psychologique. C'est peut être une certaine intemporalité que vise l'artiste dans ce jeu de profil perdu et de visage mélancolique:

" Il y a leurs oeuvres qui font partie de l'infini mystérieux. C'est dans ce mystère que mes oeuvres doivent vivre, je leur défends les costumes à la mode, bons pour parader dans les casinos de la peinture".Francis Picabia 

 

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