impression

Véronèse

 

VERONESE; Les noces de Cana, 1562-1563 (Seconds instants)

Les noces de Cana, acteurs et convives vénitiens. Rappelons-nous : une œuvre monumentale commandée à P. Véronèse par les moines bénédictins de San Gorgio Maggiore à Venise mettant en scène les noces de Cana au cours desquelles le Christ transforme l'eau en vin. C'est pour nous l'occasion d'observer quelques uns des132 personnages composant cette œuvre...

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Le miracle de la couleur

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Dans les "Noces de Cana", l'éclat des teintes souligne cette somptuosité qui fit la fortune du peintre et la fraîcheur de son exécusion. Monumental, le tableau marquera un tournant dans sa carière et laissera une marque impérissable sur l'art religieux.

Lorsqu'en 1562 l'abbé fait appel à Paolo Caliari, dit Véronèse, celui ci, âgé de 34 ans, a déjà connu une carrière foudroyante et sa réputation de peintre illusionniste lui a valu de nombreuses commandes. Il a, de plus, souvent travaillé avec Palladio l'un des plus célèbres architectes de son temps.

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Andrea Palladio

Moment émouvant évoqué par cette oeuvre que celui où le Christ va réaliser son premier miracle, changer l'eau en vin.

Une scène encore vivante, représentée sous la forme d'un splendide repas vénitien qui réunit 130 convives: le Christ, ses apôtres, mais aussi des musiciens .

Mais le tableau ne devait pas rester dans le monastère italien. En 1797, Bonaparte signe avec les délégués de la république vénitienne déchue un traité fixant le tribut à payer en oeuvres d'art par la Cité. "Les noces de Cana"figurent sur la liste. En novembre de la même année, elles sont exposées au Muséum de Paris.

Elles n ont pas fini pour autant de subir les péripéties de l'histoire. Pendant la guerre de 1870, elles partent roulées en caisse vers Brest pour être mises à l'abri, et manquent d'être oubliées sur une voie de garage à la gare de Rennes. Puis, pendant la guerre de 1914-1918, elles restent dans les salles du Louvres.Mais ellles connaîtront de nouveaux moments périlleux entre 1939 et 1945. Elles font partie, en effet, de l'expedition qui parcourt les routes de France pour trouver refuge dans les châteaux de province chargés d'accueillir les oeuvres d'art menacées par l'avancée allemande.Après un voyage qui les amène jusqu'à Montauban, elles réintégreront définitivement le Louvre en 1942. 

Une copie sublime en aété réalisée pour la Basilique San giorgio Maggiore.

Le banquet des" noces de Cana" est un festin de couleurs.

 

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Turner -Amboise et Blois - suite et fin

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 Le château d'Amboise 1828,1830

Au XVè siècle, Amboise avait été la pricipale résidence des rois de France, de Charles VII à son petit fils, Charles VIII.La hauteur même à laquelle se situait le palais rendais la place quasi imprenable, mais avait nécessité la construction de gigantesque tours à rampe hélicoïdable pour permettre l'acheminement à cheval des provisions.

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Blois : la façade du château 1828-1830

Sous le règne de Louis XII, le château de Blois était devenu la résidence du roi, mais avec l'accession au trône de François Ier, en 1515, Amboise retrouva son ancien statut . Cherchant à rivaliser auvec d'autres princes de la Renaissance, ce dernier avait réussi, à la fin de 1516, à persuader Léonard de Vinci de quitter l'Italie pour venir s'y installer. Le manoir du Clos-lucè, où Léonard vécut jusqu'à sa mort, est un bâtiment qui, au XIXè siècle, ne faisait pas partie des circuit touristiques. Il n'est donc pas surprenant que, en dépit de son intérêt indéniable, Turner ne l'ait pas vu.

 

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 Vue sud-ouest de Blois,1828-1830


 

Libération
 

 

Venue des rives de la Tamise par la grâce de la Tate Gallery qui la

coproduit, l'exposition Turner débarque sur les bords de la Loire. Elle reproduit approximativement le périple du peintre William Turner qui naquit à Londres en 1775 et y mourut en 1851. La cinquantaine atteinte, l'artiste effectua un voyage qui le conduisit de Brighton à Douvres en passant par la Normandie et la région de la Loire. Il remonta vers Paris par Angers, Saumur et Orléans puis rejoignit Beauvais et Calais. Turner aimait beaucoup voyager. Il a sillonné la France et une bonne partie de l'Europe. Précieuses. Le tronçon retenu pour l'exposition suit les méandres de la Loire, entre Nantes et Orléans. Ce trajet a fourni à Turner l'occasion de faire composer un recueil de gravures sous le titre de Wanderings by the Loire (Flâneries le long de la Loire). Les études qui ont servi à établir cet ouvrage sont présentées dans deux salles du château de Blois. L'accrochage serré met en valeur la densité des images sans nuire à la délicatesse de leurs teintes. Ces vues de la Loire sont d'autant plus précieuses qu'il n'en existe pas d'équivalentes alors que les bords de Seine et de Marne ont été largement représentés par les impressionnistes. Cette manière enlevée de croquer le motif procure aux marines une atmosphère éthérée proche des vedute de Francesco Guardi. Le peintre vénitien (1712-1793) s'attachait, lui, à représenter des paysages lagunaires qui, contrairement à ceux de Canaletto, se caractérisaient par leur aspect mouvant et leurs figures fugaces. On retrouve quelque chose de guardien dans les petits personnages de Turner.

Instantanés. Les effets de lumière dont joue le peintre anglais balaient les circonstances anecdotiques au profit d'une vision évoquant, par ailleurs, certains tableaux du Lorrain (célèbre pour ses marines, ce dernier privilégiait l'atmosphère d'ensemble et les éclairages crépusculaires). Mais le trait le plus frappant reste la grande liberté prise tant en regard de ces prédécesseurs qu'à celui d'un réalisme scrupuleux. Il s'agit de notes de voyage crayonnées ou aquarellées avec le souci de restituer la sensation d'un moment. Les figures qui apparaissent ça et là, perchées sur des suggestions de barques ou rêvant le long d'un quai improbable, sont autant de ponctuations graphiques sur une brume de clarté, une évanescence de paysage. Le dépôt léger d'encre sur papier bleu contribue, d'un simple point de vue technique, à adoucir les contours d'un bâtiment ou d'une berge. Parfois, le peintre se laisse même aller à abandonner toute préoccupation de vraisemblance pour, comme dans le Mont Saint-Michel, composer une variation chromatique étrangère à toute référence extérieure. On est aux antipodes de l'esthétique de la carte postale, même si le commerce, dans son habituelle frénésie boulimique, a fini par récupérer aussi ces anticartes.

Amour du détail. Là, avec une quinzaine d'années d'avance, s'annonce déjà l'audace d'une peinture telle que Pluie, vapeur et vitesse, l'une de celles qui ont le plus contribué à asseoir la renommée de Turner. L'imprécision, le flou et l'éphémère qui enveloppent ces croquis prennent paradoxalement aujourd'hui une valeur documentaire. Le pont de Pirmil, les chantiers navals ou le quai de la Fosse à Nantes se livrent comme des moments d'histoire. L'intérêt ethnographique se réfugie dans un air du temps et une couleur du quotidien. Les Soldats buvant dans un café sont prétexte à placer une tache de rouge, un halo bleu et un éclat de blanc qui ferraillent et font mouche dans un pacifique duel de tons. La façade des Loges du château de Blois vu en contre-plongée prend l'allure d'une ascension vers le bleu du ciel mais demeure néanmoins arrimée à trois coups de pinceau en forme de personnages. La tentation d'universalité de l'art est ainsi sans cesse bordée par l'amour du détail. L'éternel ne s'évade jamais de l'ici et maintenant. L'un des meilleurs moyens de circuler entre ces oeuvres de petit format consiste à voyager dans la peinture avec la nonchalance d'un promeneur flânant le long du fleuve. Les Murs de la Doutre avec la tour de la Trinité, à Angers invite à goûter aux nuances de l'ocre et du brun, à fondre la pâleur des piliers du pont dans la douceur bleutée de l'eau, à sauter d'arche en arche pour rejoindre la quasi-abstraction de l'arrière-plan. Et l'imaginaire n'a plus qu'à suivre le courant Turner.

(envoyé spécial à Blois) 

Hervé GAUVILLE

http://next.liberation.fr

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Turner à Nantes

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Nantes : Le château et la cathédrale vue du fleuve,vers 1828

Turner a certainement découvert les tours de la cathédrale de Nantes au moment où la diligence amorçait sa descente vers les chantiers naval de la Loire. Une fois au bord du fleuve, il eut probablement l'impression que la ville s'étendait devant lui, de part et d'autre de son cours, les deux rives étant reliées par une série de ponts qui enjambaient à cet endroit de nombreuses îles sablonneuses. Depuis la visite de Turner , l'on a quelque peu oublié la nature insulaire de la ville de Nantes; certains bras de la Loire ont été comblés , et le cours principal du fleuve s'est éloigné du centre de la ville , en raison surtout de l'ensablement, qui posait déjà un problème dans les années 1830.

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Nantes: promenade sur le cours Saint-Pierre, vers 1826-1828

En 1828, Nantes était déjà une grande ville, comptant près de 80000 habitants. C'était de loin la plus grande cité ( à l'exception de Rouen) que Turner avait visité depuis son départ de Londres. La ville jouissait depuis un certain temps d'une immense prospérité grâce à ses activités portuaires et sa proximité de l'Atlantique. Au cours des trentes dernières années du XVIII è siècle , Nantes avait connu de grands travaux d'urbanisme: tous les quartiers, mais plus particulièrement l'ouest de la ville, avaient été mis au goût du jour. La ville devait en grande partie sa richesse à une pratique qui perdura environ deux siècles et que l'on désigne par l'euphémisme "commerce du bois d'ébène". Ce commerce consistait à vendre des esclaves de la côte guinéenne aux Antilles, où s'effectuait l'achat de la canne à sucre, qui était raffinée à Nantes. Le sucre était ensuite chargé sur des bateaux qui remontaient La Loire. La révolution, mettant fin au commerce des esclaves , obligea Nantes à développer d'autres insdustries.Cependant le fleuve continua à jouer un rôle vital dans le transport des produits commerciaux.

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Nantes, les chantiers navals. 1826 -1828

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Nantes; Le pont de Pirmil vu du fleuve, sous un ciel de tempête, 1826-1828

Le pont auquel Turner a prêté une attention accrue fut celui dit de Pirmil, qui relie la dernière des îles à la rive sud de la Loire.

Les îles ne comprenant alors que peu de constructions, le pont était visible aussi bien en venant de Paimboeuf qu'en venant d'Angers.

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Bateau à vapeur "bateau à vapeur en fer" apparaissant dans une publication de la Compagnie générale des remorqueurs de la Loire, détail. Chambre des commerces de l'industrie du Loiret.

Depuis le début des années 1820, des vapeurs de fabrication britannique et américaine avaient commencé à sillonner les fleuves de France. Ils étaient surtout présents sur la Seine: en 1826, vingt-six vapeurs desservaient déjà les ports situés sur le cours inférieur du fleuve. Sur la Loire, en revanche, les bateaux à vapeur n'étaient apparus qu'en juin 1822: à cette date avait été lancé entre Nantes et Paimboeuf, puis Angers , un bateau dont la machine était anglaise,"La Loire". La coque mesurait 25 mètres de longueur, et le bateau pouvait transporter jusqu'à 250 passagers. En mars de l'année suivante, "la Loire" et "le Maine" avaient été affectées à la navigation entre Nantes et Angers, tandis qu'un troisième bateau " le courrier" , assurait déjà un service régulier en tre Nantes et Paimboeuf. Plus tard, au cours du printemps de 1823, un vapeur avait remonté pour la première fois le fleuve jusqu'à Orléans; il s'agissait du "Nantais". Le nombre de compagnies et de bateaux présentssur le fleuve n'avait cessé d'augmenterà partir de 1825. Au moment du séjour de Turner en France, les navires à vapeur commençaient donc à faire partie intégrante des paysages fluviaux.

 

 

 

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Turner - de Rouen à Cherbourg- Coutances au Mont saint michel

 

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Honfleur, la Lieutenance et l'église Ste-Catherine depuis les quais du vieux bassin -

Joseph Mallord William Turner 1832 - Tate Museum Londres 

A partir de Caen ,Turner resta proche de la côte , exécutant des croquis à Luc-sur-Mer et Saint-Aubin-sur-Mer , avant de s'arreter à Bayeux. C'est là , tandis qu'il effectuait une étude générale de la cathédrale, que Turner écrivit l'une des notes les plus amusantes que de ses carnets. Cette note laisse en effet entendre qu'un habitant de la région, attiré par son croquis, lui aurait dit, après s'être renseigné sur les fins de son activité: "emportez chez vous tout ce que vous voulez -toute la normandie".

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Vue de Bayeux, 1826.

 

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 Vues sud du Mont Saint Michel ,1826

Après Grandville , Turner s'arrêta très peu de temps à Avranche avant de poursuivre sa route en direction du Mont saint Michel.Sur une petite feuille de papier de marque " Ivy Mill" l'artiste représente le Mont au sommet duquel se dresse l'abbaye du même nom à partir de la terrasse d'Avranches .Cette terrasse demeure aujourd'hui encore un point d'observation privilégié, il n'est donc pas étonnant que la vue de Turner fasse écho à un dessin de Cotman exécuté quelques années plus tôt .

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 John sell Cotman

Le Mont saint Michel est peut être, en Normandie, le lieu que les aquarellistes topographes de la génération suivante ont le plus représenté après Diepppe et Rouen, en raison du mirage que le coucher de soleil produit; Le mont , fort pittoresque , une dimension fantastique , les visiteurs ne pouvant traverser la plage sans l'assistance d'un guide. La plupart des vues de Turner ont été croqués de loin. L'artiste aura été contraint d'attendre la marée basse pour pouvoir effectuer des études plus rapprochées des remparts de la ville et des bâtiments de l'Abbaye.

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William Turner -L'itinéraire de Turner

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    Joseph Mallord William Turner,

'The Gros Horloge at Rouen, Normandy' c.1832

Aout 1826 , Turner quitta Londres, laissant à son père l'impression qu'il séjournerait un court moment à Ostende.

Au lieu de partir vers l'est, en direction de Douvres ou de tout autre port du Kent, il se dirigea vers le sud, et, plus précisément , vers Brighton.

Brighton dut sembler à l'artiste une première étape tout indiquée, la ville étant reliée à Dieppe par un service régulier de bateaux à vapeur.


 

Turner in Brighton

J. M. W. Turner: "Moonlight over the sea at Brighton", c.1796 By ADRIAN TAHOURDIN Mention the name Brighton and the first thing most people are likely to think of is the onion-domed Royal Pavilion.

http://timescolumns.typepad.com

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Port de Shoreham (1826)

A la fin d'août, le service habituel fut désorganisé en raison de travaux d'entretien effectués sur deux des bateaux.Un troisième, le quentinDurward, assurait neanmoins la traversée de la Manche. Turner connaissait déjà Brighton et ses installations, et , peut être décida t-il de ne pas s'y arrêter et de continuer sa route jusqu'à Shoreham, situé quelques kilomètres plus à l'ouest , car les premiers croquis que l'on peut se rattacher avec certitude au voyage de 1826 représente l'église St Mary de Haura et le port De Shoreham.La présence de Turner à Shoreham indiquerait qu'il embarqua pour la France ou simplement qu'il fit une excursion à Shoreham en attendant qu'un bateau fût disponible à Brighton. Quoi qu'il en soit , c'est à Dieppe que débuta son voyage en France.

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études de l'église et du port de Shoreham,1826

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Rouen vu de la côte Sainte-Catherine,1826

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Le château du Clos Lucé-Léonard de Vinci -suite et fin


 

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Pont tournant

Léonard De Vinci était particulièrement doué. Il possédait de belles qualités et excellait dans une foule de chose. Grand, d'une rare beauté et d'une force peu commune, il était au surplus d'un commerce agréable et son insatiable curiosité le poussait sans cesse vers de nouveaux champs d'action, de nouvelles recherche, de nouvelles études.

On voit Léonard de Vinci s'intéresser aux grands problèmes urbanisme. Dans ce domaine , il y a pour le moins autant à faire à cette époque qu'aujourd'hui. Les villes ne sont pas precisement des sanctuaires de confort et de propreté.Les pauvres s'entassent dans des taudis sombres et infects. Les rues ne sont qe trop souvent des dépotoirs publics où viennent échouer les ordures qu'on ne gêne pas pour lancer par les fenêtres au plus grand mépris  des passants. On ne s'embarrasse pas non plus de c hoisir ses lieux d'aisance.Jusqu'aux salles des palais et aux angles des escaliers qui servent de vespasiennes.

L'atmosphère est empestée. On tente bien d'y remedier par des parfums ; mais ceux ci sont sans effet sur les microbes.Justement on sort d'une épidémie (an 1490) de peste ou de choléraqui a causé de grands ravages.

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Cliquer sur l'image 

ou le texte ci dessous

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Nouvel article

fr] Lors du carême 1424 se termine au charnier des Saints-Innocents à Paris, la réalisation d'une peinture bien curieuse. Sous les arcades qui bordent intérieurement ce hideux cimetière, contre ces quasi-squelettes qui sont
en train de sécher à l'air libre, vient de naître une procession, un défilé : Ils sont là les hommes qui constituent la société !

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Léonard propose de construire , au bord de la mer ou sur les rives d'un grand fleuve , dix villes de dix mille maisons chacune pour décongestionner les capitales. Les eaux de surface et les eaux d'égout seront canalisées vers le fleuve, ou vers la mer.

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La cité de ses rêves se compose de deux villes superposées: une haute ville par la noblesse et une ville basse pour le peuple. En somme, un genre de cité futuriste dont l'audace étonne.

Et de Léonard de conclure : " la ville fera de la beauté la compagne de son nom; elle te sera utile, t'apportera beaucoup d'argent et te procurera par sa grandeur , une gloire éternelle"

Le projet pourtant ne fut pas réalisé. Les esprits n'étaient pas mûrs pour une pareille révolution.

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Le château du Clos Lucè- Léonard De vinci

Trois Tableaux:

La Joconde- Saint Anne- Saint Jean-Baptiste

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La Joconde traverse les Alpes à dos de mulet et vient sourire au clos- Lucè.

Ce sont sans doute ses mystères qui ont permis à Mona Lisa d’acquérir une telle renommée. Mais est-ce vraiment Lisa qui est représentée ? On rapporte que le commanditaire du tableau auprès de Léonard de Vinci était un noble installé à Florence. Deux fois veuf, Francesco del Giocondo épousa en 1495 une jeune femme prénommée Lisa. C’est cette histoire qui donna le nom par lequel ce petit tableau d’une dimension de 77x53 cm. Pourtant une autre théorie veut que la jeune femme représentée ne soit autre qu’une favorite de Julien de Médicis, dirigeant de la République florentine. À ce jour, le mystère n’a toujours pas été résolu...

La Joconde devint populaire auprès du grand public lors de son très relayé vol en 1911. La presse se saisit de l’évènement : on se demande qui a bien pu voler la Joconde, pourquoi elle et surtout comment ? Le tableau est retrouvé, le coupable était un Italien très chauvin nommé Vincenzo Peruggia. Son acte avait pour ambition de restituer l’œuvre à son pays natal.

voir article:

Histoire & Vies du 10e - Articles

Le site de la Société historique du 10e arrondissement de Paris

http://hv10.org

 

voir page de droite : histoire& vie

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Saint Anne

 Ce tableau était peut-être destiné à Louis XII roi de France, en l'honneur de son épouse Anne de Bretagne, mais on n'en est pas sûr. Il est possible que Léonard l'ait entrepris pour lui-même. On ignore aussi à quelle date il a été commencé. Certains disent vers 1500, à moins que ce ne soit avant, comme l'affirme Meyer Schapiro. Elaboré à Florence à travers de nombreux dessins et cartons, poursuivi à Milan entre 1508 et 1513, il est resté inachevé et non livré. Léonard l'a emporté en France avec lui quand il a été invité en France par François I, mais le tableau n'est, semble-t-il, entré dans les collections royales que sous Louis XIII. On lui donne parfois le titre d'Anna Metterza, qu'on pourrait traduire en français par Sainte Anne en tierce.

 

 

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 Le doigt levé vers un signe divin et le cerf couché sont des symboles chrétiens. Le thyrse (le grand bâton évoquant un sceptre, habituellement orné de feuilles de lierre et surmonté d'une pomme de pin, attribut majeur de Dionysos, parfois repris pour Bacchus), la couronne de vigne ou de lierre, la grappe de raisin et la peau de panthère sont des attributs bachiques.

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Le château du Clos Lucè -Léonard de Vinci

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 La Libellule

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Ashburnham I, f . 10v

Dans les cordex dont je vous ai parlé dans ce reportage , on a un manuscrit connu  aujourd'hui sous le nom d'Ashburnham qui faisait partie, à l'origine, du manuscrit B ( un recueil de notes de 100 pages) au moment ou Léonard de Vinci le commença Certains dessins de ce volume sont consacrés au vol mécanique, et s'inspirent également de la libellule.

Le Manuscrit lui a été volé , mais a été retrouvé par la suite. ( nous pensons tous à la joconde je viendrais un peu plus tard! petit clin d'oeil )

sur cete page , Léonard dépeint différentes créatures aériennes: poisson volant, chauve-souris, et autres insectes. L'inventeur compare les animaux dotés de quatre ailes à ceux pourvus d'ailes membraneuses. Il s'intéresse aux différences, mais surtout , aux similitudes entres ces créatures.

Aux yeux de Léonard de Vinci , cette ressemblance est à la source des possibilité de vol humain.

 

 

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Le château du Clos Lucè-Léonard de Vinci

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Il considère que le temps des apprentissages est passé. Peintre , il est l'égal des plus grands; ingénieur , il peut surprendre les plus avertis de l'art de la guerre...

Léonard De Vinci présente au monde le magnifique exemple de L'homme qui sut utiliser à son maximum sa faculté de penser, de sentir et de créer. 

Le mystère du vol des oiseaux a toujours intrigué Léonard De vinci. Depuis longtemps il se demande pourquoi l'homme ne pourrait pas voler lui aussi. Il observe le comportement des oiseaux au décollage, en plein vol et à l'atterrissage. Il prend des notes, fait des expériences, des mesures de force musculaire et des croquis . Il se rend compte du rôle important du centre de gravité et du centre de poussée. Enfin, quand il croit en savoir assez long pour tenter la grande expérience , Léonard construit un genre de planeur aux ailes articulées et projette d'effectuer son premier essai sur le Mone Cecero, le mont du cygne , qui a quelque 1300 pieds d'altitude. Dans son enthousiasme , et peut être prématurément, il note : 

" pour la première fois , le grand oiseau prendra son vol... comblant l'univers de stupeur, remplissant de sa renomée tous les écrits . Gloire éternelles au lieu où il naquit !"

Cet ingenieur de talent a-t-il répété l'exploit d'icare? Il planera toujours un doute là-dessus: Léonard n'en souffle mot.

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Le parachute

inspiré de la tente, le principe imaginé aurait même été essayé.... Mais manquent la cheminée d'échappement d'air et la harnais pour soutenir l'homme.

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 Une anticipation de l'hélicoptère 

Léonard a imaginé le principe de l'élévation à la verticale par pales.inclinées mais l'energie nécessaire manque encore...

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le château du clos lucè-Léonard de Vinci

 

 De Vinci L'inventeur

A travers notre blog, nous avons utilisé à de nombreuses reprises les croquis des carnets de notes de Léonard de Vinci pour illustrer nos articles. Ces carnets de notes, ce sont généralement les codex, véritables ressources d'informations au sujet du génie de Léonard, ses inventions, ses observations...

https://inventionsdevinci.wordpress.com

 

Une journée de travail dans la vie du Maître:

Dans l’atelier de l’artiste, on découvre l’ambiance des Bottegas typiques de la Renaissance, à l’image de celui de Verrocchio dans lequel Léonard de Vinci fait son apprentissage. À noter, le musée de Chambéry a consenti à un prêt exceptionnel d’une Sainte Anne datant de 1855. Dans la bibliothèque, s’alignent fac-similés de l’Institut de France et ouvrages anciens, côtoyant un étonnant cabinet de curiosités. Dans le cabinet de travail, c’est la rencontre immersive et émotionnelle entre le visiteur et Léonard de Vinci, dans son atelier comme s’il était aujourd’hui bien présent... Une production audiovisuelle utilisant la « technologie ghost » ou dite « théâtre optique », est projetée....

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 Entrons au Clos - Lucè dans la magie de Léonard

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Le Clos -Lucè né au Moyen Age s'appelle Manoir du Cloux.

Le domaine était entouré de tout système de défense, il aura sa tour carrée, sa guette, que l'on peut voir encore aujourd'hui.

On remarque aujourd'hui les pierres sculptéeset chantantes de la Renaissance , c'est que le clos -Lucè fut acquis par Charles VIIIet devint alors le domaine royal.

C'est en cette verdoyante retraite que Charles VIII se reposait de ses fatigues et de ses soucis de souverain.

Plus tard le jeune Duc d'Angoulême , futur François Ier vint dans ses jardins jouer au ballon , à l'arc et à organiser des jeux guerriers avec ses compagnons.

Le Clos-Lucè abrita en même temps sa soeur Marguerite de Navarre.Elle commença à écrire dans une de ses chambres son fameux recueil de nouvelles "L'heptameron" .

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Mais le plus grand , tout au moins par le génie , de ceux qui passèrent la porte du Clos -Lucè , fut certainement Léornard De Vinci.

 Léonard De Vinci qui vécut heureux les quatres dernières années de sa vie....

 

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