jeunes bretons au bain

Jeunes Bretons au bain

(La Baignade au moulin du bois d'Amour)

Paul Gauguin 1886

Cette baignade de jeunes enfants, près du moulin David, à Pont Aven, montre des surfaces translucides, plutôt rares pour le peintre, dans les corps resplendissants sous le soleil, et dans les éclaboussures de l'eau de la petite cascade qui descend de l'écluse, proche du moulin. Une scène champêtre, d'une jeunesse paresseusement abandonnée aux distractions estivales, qui évoque pourtant l'atmosphère d'une scène mythologique, de jeunes divinités d'un antique âge d'or.

Madeleine

Madeleine au Bois d'Amour ,1888

Emile Bernard

Un portrait de Madeleine, situé cette fois dans le bois d'Amour, près de Pont-Aven, reprend les tonalités bleues et mélancoliques de Gauguin. C'est son frère, Emile Bernard, qui représente la jeune fille, plongée dans une méditation solitaire, étendue dans une clairière. Une scène marquée par les verticales serrées des troncs d'arbres, auquel fait contrepoint le corps étendu de la jeune fille, un corp rigide, osseux, en parfaite fusion avec la nature, comme si elle était elle-même le tronc horizontal d'un arbre.

Benard passe à une transcription poètique, nocturne, symboliste- le bois dans lequel est étendue, presque ensevelie, Madeleine, est un bois sacré, un portrait qui semble presque annoncer le destin tragique de la jeune, qui épousera le peintre Charles Laval et mourra comme lui de tuberculose, six ans après l'exécution du tableau, un an avant la disparition de son mari.