09 décembre 2010

Le spectacle de la nature

La Grande jatte, 1884 Georges Seurat Seurat s'imprègne des lieux. Pendant des mois, il va à l'île de la Grande Jatte,pour en apprécier l'atmosphère, les suggestions secrètes. Il scrute inlassablement le motif et multiplie les études: un grande nombre de " croquetons" sont réalisés qui isolent une portion du site, campent un personnage, esquissent un environnement. L'organisation des couleurs par opposition et complémentarité et le contraste des ombres et des lumières habitent la toile, lui conférant pour ainsi... [Lire la suite]
Posté par christinea à 08:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

08 décembre 2010

Nuages

Joseph William Mallord Turner (1775-1851) Le château de Norham au lever du soleil, vers 1845 Ce ne sont pas les oiseaux, ni les avions qui habitent dans le ciel. Ce sont eux, les nuages, larges, silencieux, légers, pareils à des navires, pareils à des îles. Ce sont eux qui vivent de la vraie vie, qui sans cesse se forme et se défait. A première vue, on ne distinge pas de nuages dans ce tableau. Du moins, pas de ces nuages ordinaires, banals et classés selon leurs formes, de ces structures aériennes qui filent ou posent... [Lire la suite]
Posté par christinea à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
07 décembre 2010

De la fuite bucolique à l'utopie anarchiste... suite

Paul Signac (1863-1935), Au temps d'harmonie-1893-1895 Mairie de Montreuil Un peintre ne l'a pas fuie, cette contradiction, c'est Signac. Il refuse de baisser les bras et de reléguer l'Arcadie du côté d'une étopie passéiste et irréalisable.Comme les autres peintres de sa génération, il a découvert la Méditerranée, ses rivages alors déserts, son avant-goût de paradis. Il en a tiré de nombreuses variations. Mais, au lieu d'imaginer des pâtres et des nymphes antiques folâtrant dans un paysage du Sud, il essaie d'imaginer le... [Lire la suite]
Posté par christinea à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
06 décembre 2010

De la fuite bucolique à l'utopie anarchiste

Le cabaret de la mère Anthony 1866 Le risque de ce genre, pour le peintre, est de s'enfermer dans un idéal légendaire et désincarné, à mille lieues des considérations sociales, politiques ou même quotidiennes de son temps. C'est visiblement dans une optique de fuite que Renoir s'attache à ce thème en même temps qu'il découvre le Midi. Lors d'un séjour à l'Estaque près de Cézanne en 1882, il tombe sous le charme. La grenouillère 1869 L'année suivante, il persuade Monet de l'accompagner pour un voyage d'étude. Ils... [Lire la suite]
Posté par christinea à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
03 décembre 2010

L'union libre- le nu

Gustave Courbet (1819-1877), le sommeil. Musée du Petit-Palais, Paris Gustave Courbet retrouve la furie de Rubens dans l'exploration du corps féminin. Ses nus sont volumineux, érotiques, travaillés avec un sens du détail confondant. "Les baigeuses", "la femme au perroquet", ou encore "la vague" sont déjà des peintures dont l'érotisme s'expose sans aucune retenue. Mais le peintre atteindra les sommets avec ses deuxtableaux secrets^pour un commanditaire privé, Khalil Bey, et restés très longtemps... [Lire la suite]
Posté par christinea à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
02 décembre 2010

La nature morte

Edouard Manet (1832-1883) L'asperge. Musée d'Orsay, Paris Si la nature morte est, à juste titre, considérée comme une vie immobile ou muette, c'est que, plus que tout autre genre, elle invite à percevoir le langage silencieux de la peinture, un tissu de relations entre les formes et les couleurs, entre les objets figurés et les objets réels qui dessinent sur la toile la syntaxe du beau. L'asperge de Manet apparaît, comme la trace d'un geste, un sursaut de couleur ou un relief de chair alerte s'enlevant sur un fond de pâte... [Lire la suite]
Posté par christinea à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

30 novembre 2010

Le grotesque - dans l'art pris au mot

Otto Dix (1891-1969) A la beauté, 1922. Un univers mécanique: Ce tableau n'entend pas séduire. Ce que l'on voit d'abord, c'est ce personnage central, au regard presque menaçant, dont la représentation déstabilise. Cet homme bien droit, bien posé au centre exact du tableau, qui en marque fermenent la verticalité, tient dans sa main gauche un écouteur de téléphone comme il ferait d'une arme: le poing est tout de violence, on le sent disproportionné, gonflé de ses muscles bandés de colère et de détermination. Otto dix... [Lire la suite]
Posté par christinea à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
29 novembre 2010

L'art pris au mot

Giorgio de Chirico(1888-1978) La conquête du philosophe,1914 Le tableau de Giorgio de Chirico provoque un trouble immédiat, qui entraîne comme un vertige instantané de la conscience. Les opérations presque instinctives d'identification des motifs et des objets sont pour ainsi dire suspendues, neutralisées. Certes, tel ou tel élément de l'image nous semble familier, voire même proche, tant il renvoie, par un effet de grossissement insistant, à notre univers quotidien. Mais comment relier les uns aux autres? et quelle leçon... [Lire la suite]
Posté par christinea à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
25 novembre 2010

Les croquis parisiens -Albert Marquet

Illustration pour Bubu de Montparnasse, Paris 1959 Dans le combat des fauves contre la théorie du dessin, la caricature a été une arme: c'était une façon de caricaturer la ligne et de tourner en dérision son autorité. La représentation du mouvement en a été une autre, à la fois comme figure de la modernité, mais aussi comme moyen de reprenser le dessin à travers l'esthétique de la mobilité. Ce qui compte dans ce dessin, c'est qu'il est lui-même mouvement, figure d'un geste, flux des sensations de l'oeil à la main, avant d'être... [Lire la suite]
Posté par christinea à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
24 novembre 2010

Albert Marquet

Les Toits de Paris, 1906 Marquet, tout comme Matisse, fréquente après la mort de gustave Moreau en 1898, l'atelier d'Eugène Carrière. Celui-ci est alors l'un des penseurs, au côté de frantz Jourdain et de Roger Marx, du mouvement pour l'art social, et conçoit en ce sens un enseignement ouvert à la rue, comme vecteur de réalisme social et moyen de populariser l'enseignement artistique.En dessinant dans la rue, l'élève apprend à observer. L'exercice fait travailler tout à la fois la mémoire et la rapidité d'exécution. Selon les... [Lire la suite]
Posté par christinea à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :