Marc Chagall

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Les pousses de "l'arbre de la vie"

 l'arbre de la vie , symbole de l'immortalité.

C'est à Sarrebourg,précisément dans la chapelle des Cordeliers, située dans le centre historique de la ville, que se trouve la plus grande oeuvre religieuse sur verre de Marc Chagall (1887-1985), "l'arbre de vie" , également appelé "la paix".c'est une peinture sur vitrail de 12 mètres de haut sur 7,50 mètre de large, commandée au début des années 1970 par Pierre Messmer, maire de Sarrebourgà l'époque. Le peintre russe, qui s'est mis assez tardivement à l'art sur verre, l'a exécitée entre 1974 et 1976 et c'est Charles Marq, un maître verrier de Reims qui l'a reproduite sur verre. Ce n'était pas la première fois que les deux hommes travaillés ensemble: ils avaient notamment collaborés pour la création de deux fenêtres dy déambulatoire nord de la cathédrale de Metz . "le monde où je vis est fermé", constatait Marc chagall; Le vitrail était certainement, pour l'artiste , un moyen de s'ouvrir au monde et d'ouvrir son coeur à la lumière divine.

 

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Véronèse

 

VERONESE; Les noces de Cana, 1562-1563 (Seconds instants)

Les noces de Cana, acteurs et convives vénitiens. Rappelons-nous : une œuvre monumentale commandée à P. Véronèse par les moines bénédictins de San Gorgio Maggiore à Venise mettant en scène les noces de Cana au cours desquelles le Christ transforme l'eau en vin. C'est pour nous l'occasion d'observer quelques uns des132 personnages composant cette œuvre...

http://biblogotheque.wordpress.com

Le miracle de la couleur

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Dans les "Noces de Cana", l'éclat des teintes souligne cette somptuosité qui fit la fortune du peintre et la fraîcheur de son exécusion. Monumental, le tableau marquera un tournant dans sa carière et laissera une marque impérissable sur l'art religieux.

Lorsqu'en 1562 l'abbé fait appel à Paolo Caliari, dit Véronèse, celui ci, âgé de 34 ans, a déjà connu une carrière foudroyante et sa réputation de peintre illusionniste lui a valu de nombreuses commandes. Il a, de plus, souvent travaillé avec Palladio l'un des plus célèbres architectes de son temps.

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Andrea Palladio

Moment émouvant évoqué par cette oeuvre que celui où le Christ va réaliser son premier miracle, changer l'eau en vin.

Une scène encore vivante, représentée sous la forme d'un splendide repas vénitien qui réunit 130 convives: le Christ, ses apôtres, mais aussi des musiciens .

Mais le tableau ne devait pas rester dans le monastère italien. En 1797, Bonaparte signe avec les délégués de la république vénitienne déchue un traité fixant le tribut à payer en oeuvres d'art par la Cité. "Les noces de Cana"figurent sur la liste. En novembre de la même année, elles sont exposées au Muséum de Paris.

Elles n ont pas fini pour autant de subir les péripéties de l'histoire. Pendant la guerre de 1870, elles partent roulées en caisse vers Brest pour être mises à l'abri, et manquent d'être oubliées sur une voie de garage à la gare de Rennes. Puis, pendant la guerre de 1914-1918, elles restent dans les salles du Louvres.Mais ellles connaîtront de nouveaux moments périlleux entre 1939 et 1945. Elles font partie, en effet, de l'expedition qui parcourt les routes de France pour trouver refuge dans les châteaux de province chargés d'accueillir les oeuvres d'art menacées par l'avancée allemande.Après un voyage qui les amène jusqu'à Montauban, elles réintégreront définitivement le Louvre en 1942. 

Une copie sublime en aété réalisée pour la Basilique San giorgio Maggiore.

Le banquet des" noces de Cana" est un festin de couleurs.

 

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Turner -Amboise et Blois - suite et fin

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 Le château d'Amboise 1828,1830

Au XVè siècle, Amboise avait été la pricipale résidence des rois de France, de Charles VII à son petit fils, Charles VIII.La hauteur même à laquelle se situait le palais rendais la place quasi imprenable, mais avait nécessité la construction de gigantesque tours à rampe hélicoïdable pour permettre l'acheminement à cheval des provisions.

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Blois : la façade du château 1828-1830

Sous le règne de Louis XII, le château de Blois était devenu la résidence du roi, mais avec l'accession au trône de François Ier, en 1515, Amboise retrouva son ancien statut . Cherchant à rivaliser auvec d'autres princes de la Renaissance, ce dernier avait réussi, à la fin de 1516, à persuader Léonard de Vinci de quitter l'Italie pour venir s'y installer. Le manoir du Clos-lucè, où Léonard vécut jusqu'à sa mort, est un bâtiment qui, au XIXè siècle, ne faisait pas partie des circuit touristiques. Il n'est donc pas surprenant que, en dépit de son intérêt indéniable, Turner ne l'ait pas vu.

 

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 Vue sud-ouest de Blois,1828-1830


 

Libération
 

 

Venue des rives de la Tamise par la grâce de la Tate Gallery qui la

coproduit, l'exposition Turner débarque sur les bords de la Loire. Elle reproduit approximativement le périple du peintre William Turner qui naquit à Londres en 1775 et y mourut en 1851. La cinquantaine atteinte, l'artiste effectua un voyage qui le conduisit de Brighton à Douvres en passant par la Normandie et la région de la Loire. Il remonta vers Paris par Angers, Saumur et Orléans puis rejoignit Beauvais et Calais. Turner aimait beaucoup voyager. Il a sillonné la France et une bonne partie de l'Europe. Précieuses. Le tronçon retenu pour l'exposition suit les méandres de la Loire, entre Nantes et Orléans. Ce trajet a fourni à Turner l'occasion de faire composer un recueil de gravures sous le titre de Wanderings by the Loire (Flâneries le long de la Loire). Les études qui ont servi à établir cet ouvrage sont présentées dans deux salles du château de Blois. L'accrochage serré met en valeur la densité des images sans nuire à la délicatesse de leurs teintes. Ces vues de la Loire sont d'autant plus précieuses qu'il n'en existe pas d'équivalentes alors que les bords de Seine et de Marne ont été largement représentés par les impressionnistes. Cette manière enlevée de croquer le motif procure aux marines une atmosphère éthérée proche des vedute de Francesco Guardi. Le peintre vénitien (1712-1793) s'attachait, lui, à représenter des paysages lagunaires qui, contrairement à ceux de Canaletto, se caractérisaient par leur aspect mouvant et leurs figures fugaces. On retrouve quelque chose de guardien dans les petits personnages de Turner.

Instantanés. Les effets de lumière dont joue le peintre anglais balaient les circonstances anecdotiques au profit d'une vision évoquant, par ailleurs, certains tableaux du Lorrain (célèbre pour ses marines, ce dernier privilégiait l'atmosphère d'ensemble et les éclairages crépusculaires). Mais le trait le plus frappant reste la grande liberté prise tant en regard de ces prédécesseurs qu'à celui d'un réalisme scrupuleux. Il s'agit de notes de voyage crayonnées ou aquarellées avec le souci de restituer la sensation d'un moment. Les figures qui apparaissent ça et là, perchées sur des suggestions de barques ou rêvant le long d'un quai improbable, sont autant de ponctuations graphiques sur une brume de clarté, une évanescence de paysage. Le dépôt léger d'encre sur papier bleu contribue, d'un simple point de vue technique, à adoucir les contours d'un bâtiment ou d'une berge. Parfois, le peintre se laisse même aller à abandonner toute préoccupation de vraisemblance pour, comme dans le Mont Saint-Michel, composer une variation chromatique étrangère à toute référence extérieure. On est aux antipodes de l'esthétique de la carte postale, même si le commerce, dans son habituelle frénésie boulimique, a fini par récupérer aussi ces anticartes.

Amour du détail. Là, avec une quinzaine d'années d'avance, s'annonce déjà l'audace d'une peinture telle que Pluie, vapeur et vitesse, l'une de celles qui ont le plus contribué à asseoir la renommée de Turner. L'imprécision, le flou et l'éphémère qui enveloppent ces croquis prennent paradoxalement aujourd'hui une valeur documentaire. Le pont de Pirmil, les chantiers navals ou le quai de la Fosse à Nantes se livrent comme des moments d'histoire. L'intérêt ethnographique se réfugie dans un air du temps et une couleur du quotidien. Les Soldats buvant dans un café sont prétexte à placer une tache de rouge, un halo bleu et un éclat de blanc qui ferraillent et font mouche dans un pacifique duel de tons. La façade des Loges du château de Blois vu en contre-plongée prend l'allure d'une ascension vers le bleu du ciel mais demeure néanmoins arrimée à trois coups de pinceau en forme de personnages. La tentation d'universalité de l'art est ainsi sans cesse bordée par l'amour du détail. L'éternel ne s'évade jamais de l'ici et maintenant. L'un des meilleurs moyens de circuler entre ces oeuvres de petit format consiste à voyager dans la peinture avec la nonchalance d'un promeneur flânant le long du fleuve. Les Murs de la Doutre avec la tour de la Trinité, à Angers invite à goûter aux nuances de l'ocre et du brun, à fondre la pâleur des piliers du pont dans la douceur bleutée de l'eau, à sauter d'arche en arche pour rejoindre la quasi-abstraction de l'arrière-plan. Et l'imaginaire n'a plus qu'à suivre le courant Turner.

(envoyé spécial à Blois) 

Hervé GAUVILLE

http://next.liberation.fr

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Turner à Nantes

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Nantes : Le château et la cathédrale vue du fleuve,vers 1828

Turner a certainement découvert les tours de la cathédrale de Nantes au moment où la diligence amorçait sa descente vers les chantiers naval de la Loire. Une fois au bord du fleuve, il eut probablement l'impression que la ville s'étendait devant lui, de part et d'autre de son cours, les deux rives étant reliées par une série de ponts qui enjambaient à cet endroit de nombreuses îles sablonneuses. Depuis la visite de Turner , l'on a quelque peu oublié la nature insulaire de la ville de Nantes; certains bras de la Loire ont été comblés , et le cours principal du fleuve s'est éloigné du centre de la ville , en raison surtout de l'ensablement, qui posait déjà un problème dans les années 1830.

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Nantes: promenade sur le cours Saint-Pierre, vers 1826-1828

En 1828, Nantes était déjà une grande ville, comptant près de 80000 habitants. C'était de loin la plus grande cité ( à l'exception de Rouen) que Turner avait visité depuis son départ de Londres. La ville jouissait depuis un certain temps d'une immense prospérité grâce à ses activités portuaires et sa proximité de l'Atlantique. Au cours des trentes dernières années du XVIII è siècle , Nantes avait connu de grands travaux d'urbanisme: tous les quartiers, mais plus particulièrement l'ouest de la ville, avaient été mis au goût du jour. La ville devait en grande partie sa richesse à une pratique qui perdura environ deux siècles et que l'on désigne par l'euphémisme "commerce du bois d'ébène". Ce commerce consistait à vendre des esclaves de la côte guinéenne aux Antilles, où s'effectuait l'achat de la canne à sucre, qui était raffinée à Nantes. Le sucre était ensuite chargé sur des bateaux qui remontaient La Loire. La révolution, mettant fin au commerce des esclaves , obligea Nantes à développer d'autres insdustries.Cependant le fleuve continua à jouer un rôle vital dans le transport des produits commerciaux.

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Nantes, les chantiers navals. 1826 -1828

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Nantes; Le pont de Pirmil vu du fleuve, sous un ciel de tempête, 1826-1828

Le pont auquel Turner a prêté une attention accrue fut celui dit de Pirmil, qui relie la dernière des îles à la rive sud de la Loire.

Les îles ne comprenant alors que peu de constructions, le pont était visible aussi bien en venant de Paimboeuf qu'en venant d'Angers.

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Bateau à vapeur "bateau à vapeur en fer" apparaissant dans une publication de la Compagnie générale des remorqueurs de la Loire, détail. Chambre des commerces de l'industrie du Loiret.

Depuis le début des années 1820, des vapeurs de fabrication britannique et américaine avaient commencé à sillonner les fleuves de France. Ils étaient surtout présents sur la Seine: en 1826, vingt-six vapeurs desservaient déjà les ports situés sur le cours inférieur du fleuve. Sur la Loire, en revanche, les bateaux à vapeur n'étaient apparus qu'en juin 1822: à cette date avait été lancé entre Nantes et Paimboeuf, puis Angers , un bateau dont la machine était anglaise,"La Loire". La coque mesurait 25 mètres de longueur, et le bateau pouvait transporter jusqu'à 250 passagers. En mars de l'année suivante, "la Loire" et "le Maine" avaient été affectées à la navigation entre Nantes et Angers, tandis qu'un troisième bateau " le courrier" , assurait déjà un service régulier en tre Nantes et Paimboeuf. Plus tard, au cours du printemps de 1823, un vapeur avait remonté pour la première fois le fleuve jusqu'à Orléans; il s'agissait du "Nantais". Le nombre de compagnies et de bateaux présentssur le fleuve n'avait cessé d'augmenterà partir de 1825. Au moment du séjour de Turner en France, les navires à vapeur commençaient donc à faire partie intégrante des paysages fluviaux.

 

 

 

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Turner - de Rouen à Cherbourg- Coutances au Mont saint michel

 

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Honfleur, la Lieutenance et l'église Ste-Catherine depuis les quais du vieux bassin -

Joseph Mallord William Turner 1832 - Tate Museum Londres 

A partir de Caen ,Turner resta proche de la côte , exécutant des croquis à Luc-sur-Mer et Saint-Aubin-sur-Mer , avant de s'arreter à Bayeux. C'est là , tandis qu'il effectuait une étude générale de la cathédrale, que Turner écrivit l'une des notes les plus amusantes que de ses carnets. Cette note laisse en effet entendre qu'un habitant de la région, attiré par son croquis, lui aurait dit, après s'être renseigné sur les fins de son activité: "emportez chez vous tout ce que vous voulez -toute la normandie".

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Vue de Bayeux, 1826.

 

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 Vues sud du Mont Saint Michel ,1826

Après Grandville , Turner s'arrêta très peu de temps à Avranche avant de poursuivre sa route en direction du Mont saint Michel.Sur une petite feuille de papier de marque " Ivy Mill" l'artiste représente le Mont au sommet duquel se dresse l'abbaye du même nom à partir de la terrasse d'Avranches .Cette terrasse demeure aujourd'hui encore un point d'observation privilégié, il n'est donc pas étonnant que la vue de Turner fasse écho à un dessin de Cotman exécuté quelques années plus tôt .

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 John sell Cotman

Le Mont saint Michel est peut être, en Normandie, le lieu que les aquarellistes topographes de la génération suivante ont le plus représenté après Diepppe et Rouen, en raison du mirage que le coucher de soleil produit; Le mont , fort pittoresque , une dimension fantastique , les visiteurs ne pouvant traverser la plage sans l'assistance d'un guide. La plupart des vues de Turner ont été croqués de loin. L'artiste aura été contraint d'attendre la marée basse pour pouvoir effectuer des études plus rapprochées des remparts de la ville et des bâtiments de l'Abbaye.

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William Turner -L'itinéraire de Turner

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    Joseph Mallord William Turner,

'The Gros Horloge at Rouen, Normandy' c.1832

Aout 1826 , Turner quitta Londres, laissant à son père l'impression qu'il séjournerait un court moment à Ostende.

Au lieu de partir vers l'est, en direction de Douvres ou de tout autre port du Kent, il se dirigea vers le sud, et, plus précisément , vers Brighton.

Brighton dut sembler à l'artiste une première étape tout indiquée, la ville étant reliée à Dieppe par un service régulier de bateaux à vapeur.


 

Turner in Brighton

J. M. W. Turner: "Moonlight over the sea at Brighton", c.1796 By ADRIAN TAHOURDIN Mention the name Brighton and the first thing most people are likely to think of is the onion-domed Royal Pavilion.

http://timescolumns.typepad.com

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Port de Shoreham (1826)

A la fin d'août, le service habituel fut désorganisé en raison de travaux d'entretien effectués sur deux des bateaux.Un troisième, le quentinDurward, assurait neanmoins la traversée de la Manche. Turner connaissait déjà Brighton et ses installations, et , peut être décida t-il de ne pas s'y arrêter et de continuer sa route jusqu'à Shoreham, situé quelques kilomètres plus à l'ouest , car les premiers croquis que l'on peut se rattacher avec certitude au voyage de 1826 représente l'église St Mary de Haura et le port De Shoreham.La présence de Turner à Shoreham indiquerait qu'il embarqua pour la France ou simplement qu'il fit une excursion à Shoreham en attendant qu'un bateau fût disponible à Brighton. Quoi qu'il en soit , c'est à Dieppe que débuta son voyage en France.

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études de l'église et du port de Shoreham,1826

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Rouen vu de la côte Sainte-Catherine,1826

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Sonia Delaunay et robert Delaunay

Broderie Sonia

Broderie de feuillages 1909

Cette broderie révèle l'aisance de Sonia Delaunay dans la pratique des travaux d'aiguille, auxquels elle fut initiée en Russie, et montre déjà son intérêt pour d'autres formes d'activité manuelle que le dessin ou la peinture. La tapisserie a été exècutée au cours ou juste au retour du séjour d'été à Chaville auprès de Robert Delaunay.Recouvrant la totalité du canevas,les fils de laine sont jetés en points serrés, dessinant de petites surfaces colorées, animées par l'ordonnancecontrariée des points. La disposition des fils groupés en diagonales irrégulières organise le découpage de l'ensemble en zones justaposées, non pas délimitées par un fil de laine mais définies par une orientation inversée des points. Une ligne oblique ascendante interrompt l'unité du fond traversé par la tige médiane, qui impulse un mouvement au feuillage.

Mosaique Robert

Mosaïque 1935-1937

A l'origine de la renaissance de la mosaïque au XXè siècle, on trouve Gino Severini et le gruppo mosaiciti de ravenne. Entre 1930et 1961, ils réalisent un grand nombre de mosaïques monumentales et de chevalet, intégrant cette technique à l'art moderne.Lorsque Robert Delaunay revient à la peinture abstraite, il fait des essais de substances pour obtenir une unité entre matière, couleur et mouvement.Il sollicite des ciments colorés, associés à des sables, avec ou sans inclusions, et pense que la mosaïque peut répondre en tout point à ce but. 

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Robert Delaunay

Robert Delaunay La mer

La mer ou La mer en Bretagne 1905

En mars 1906, Robert Delaunay présente sept peintures au XXIIè salon des indépendants. Elles sont toutes réalisées pendant son troisième séjour en Bretagne, à Penmarch, au cours de l'été 1905. Certaines représentent des scènes locales à la manière de l'école de Pont-aven. Deux paysages marins sont plus nettement inspirés de l'oeuvre de Monet et de l'art japonais, lequel interesse Delaunay depuis qu'il a reçu en 1900, en récompense de fin d'année au lycée, l'ouvrage de Louis Gonse sur l'art japonais.

La mer est un de ces paysages marins. Delaunay y adopte une vue plongeante vertigineuse. Il se débarrasse de toute anecdote et se concentre sur le spectacle des élèments déchainés qui, dans leur mouvement tourbillonne,annoncent l'astraction des formes circulaires de 1913.

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Les Bords de la Yèvre ou Paysage de la Rongère 1903

Cette peinture est la plus ancienne de la donation Delaunay. Elle est historiquement importante car c'est l'une des premières à être montrée par l'artiste dans une exposition publique. Delaunay présente en effet cette oeuvre avec quatre autres paysages du Berry et un paysage Breton en mars 1904, à l'occasion de sa première participation au salon des indépendants. En se concentrant sur les effets de lumière dans les feuillages et sur la rivière, Delaunay démontre qu'il a déjà assimilé pour son propre usage les principales leçons de l'impressionnisme.

 

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Robert Delaunay

Bretonne

Bretonne1904

Delaunay peint ses premiers paysages de bord de mer en 1903, pendant son premier séjour en Bretagne, à Saint guénolé, en compagnie de sa tante, Marie Damour. Deux autres séjours, à Saint Guénolé et Penmarch, en 1904 et 1905, le conduisent à s'inspirer davantage des scènes de la vie locale. Le protrait de "Bretonne", qu'il réalise au fusain durant l'été 1904, lors deuxième séjour, témoigne pour la première fois de l'attention qu'il porte à la représentation d'un visage. L'influence de Gauguin n'est sans doute pas étrangère à cet intérêt de Delaunay pour des "sujets Bretons". 

Marché breton

 

Marché Breton ou Le Marché 1905

Au XXIIè Salon des indépendants, en Mars 1906, Delaunay présente six des peintures de scènes Bretonnes qu'il a réalisées à Saint Guénolé et Penmarch l'été précédent. Elles attirent l'attention des critiques. La petite étude de marché appartient à cet ensemble, mais n'a jamais été montrée dans les expositions organisées du vivant de l'artiste. Il traite cette scène de marché en masses compactes, réduit l'église de l'arrière plan aux données essentielles de son architecture, individualise très peu les figures et refuse l'anecdote folklorique, tout ceci témoignant de sa volonté de privilégier le caractère constructif de l'étude. Il s'éloigne de la dissolution impressionniste des formes tout autant que de recherche purement décoratif à la manière des Nabis.Les oeuvres de 1905 sont d'ailleurs les dernières à s'inspirer de L'Ecole de Pont-Aven.

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Francis Picabia

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Transparence -Visage vers 1930

Cette feuille, plus épurée que beaucoup d'autres "transparences", offre le témoignage d'un motif récurrent dans la peinture de Picabia vers la fin des années 1920: une figure asexuée, chauve, aux yeux interrogateurs ou songeurs, dont l'origine est peut être à chercher du côté de la nouvelle inspiration classique du peintre- une figure qui, dans le même temps qu'elle stigmatise une nostalgie, vient tempêrer les professions de foi artistiques enthousiastes qui émaillent alors le discours de Picabia.

Deux visages, dont on peine à identifier le genre, se juxtaposent. Pour autant, le profil au nez camus d'une tête aux allures de faune ne rencontre pas le visage plus féminin, au regard baissé. La ligne, sinueuse et ferme, décrit une composition aérée. L'espace incertain, propre aux "transparences", est comme nié dans cette composition par strates. Toutefois, le dessin se révèle être l'exercice où le peintre rend visible l'idée d'un primat de la figure et du décoratif, d'un vocabulaire du fragment qui réduit à néant toute narration claire. Ici, seul le visage est rendu (et non pas observé) tant celui-ci, pour Picabia, n'est pas l'enjeu d'une étude psychologique. C'est peut être une certaine intemporalité que vise l'artiste dans ce jeu de profil perdu et de visage mélancolique:

" Il y a leurs oeuvres qui font partie de l'infini mystérieux. C'est dans ce mystère que mes oeuvres doivent vivre, je leur défends les costumes à la mode, bons pour parader dans les casinos de la peinture".Francis Picabia 

 

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