Bouquet final
Broderie de feuillages 1909
Cette broderie révèle l'aisance de Sonia Delaunay dans la pratique des travaux d'aiguille, auxquels elle fut initiée en Russie, et montre déjà son intérêt pour d'autres formes d'activité manuelle que le dessin ou la peinture. La tapisserie a été exècutée au cours ou juste au retour du séjour d'été à Chaville auprès de Robert Delaunay.Recouvrant la totalité du canevas,les fils de laine sont jetés en points serrés, dessinant de petites surfaces colorées, animées par l'ordonnancecontrariée des points. La disposition des fils groupés en diagonales irrégulières organise le découpage de l'ensemble en zones justaposées, non pas délimitées par un fil de laine mais définies par une orientation inversée des points. Une ligne oblique ascendante interrompt l'unité du fond traversé par la tige médiane, qui impulse un mouvement au feuillage.
Mosaïque 1935-1937
A l'origine de la renaissance de la mosaïque au XXè siècle, on trouve Gino Severini et le gruppo mosaiciti de ravenne. Entre 1930et 1961, ils réalisent un grand nombre de mosaïques monumentales et de chevalet, intégrant cette technique à l'art moderne.Lorsque Robert Delaunay revient à la peinture abstraite, il fait des essais de substances pour obtenir une unité entre matière, couleur et mouvement.Il sollicite des ciments colorés, associés à des sables, avec ou sans inclusions, et pense que la mosaïque peut répondre en tout point à ce but.

l'oeuvre de Sheila Pepe "Mr Slit" ("Monsieur Fente"),
Bande de caoutchouc industriel, fil tricoté au crochet avec quncaillerie.2007
Un vagin crocheté de fil de coton et de lanières de cuir qui coule depuis le plafond;

Birgit Jürgenssen
Nettoyage de sol 1975

Birgit Jürgenssen
travail ménagères 1975

Avec ironie et humour ces"femmes aux foyer désespèrées" sont mises en scène, leurs gestes répétitifs, catalogués et détournés de façon critique. Elles démontrent l'écart décevant entre les promesses du bonheur de la vie conjugale et la misère des tâches quotidiennes.
Bretonne1904
Delaunay peint ses premiers paysages de bord de mer en 1903, pendant son premier séjour en Bretagne, à Saint guénolé, en compagnie de sa tante, Marie Damour. Deux autres séjours, à Saint Guénolé et Penmarch, en 1904 et 1905, le conduisent à s'inspirer davantage des scènes de la vie locale. Le protrait de "Bretonne", qu'il réalise au fusain durant l'été 1904, lors deuxième séjour, témoigne pour la première fois de l'attention qu'il porte à la représentation d'un visage. L'influence de Gauguin n'est sans doute pas étrangère à cet intérêt de Delaunay pour des "sujets Bretons".
Marché Breton ou Le Marché 1905
Au XXIIè Salon des indépendants, en Mars 1906, Delaunay présente six des peintures de scènes Bretonnes qu'il a réalisées à Saint Guénolé et Penmarch l'été précédent. Elles attirent l'attention des critiques. La petite étude de marché appartient à cet ensemble, mais n'a jamais été montrée dans les expositions organisées du vivant de l'artiste. Il traite cette scène de marché en masses compactes, réduit l'église de l'arrière plan aux données essentielles de son architecture, individualise très peu les figures et refuse l'anecdote folklorique, tout ceci témoignant de sa volonté de privilégier le caractère constructif de l'étude. Il s'éloigne de la dissolution impressionniste des formes tout autant que de recherche purement décoratif à la manière des Nabis.Les oeuvres de 1905 sont d'ailleurs les dernières à s'inspirer de L'Ecole de Pont-Aven.
Lydia schouten, cage 1978/2010 video en noir et blanc

L'artiste hollandaise Lydia Schouten dénonce le regard masculin voyeuriste sur les artistes femmes. vétue d'un justaucorps blanc et humide, elle va et vient dans une cage, se frotte aux barreaux sur lesquels elle a déposé du pastel gras. Son justaucorps se macule au rythme de ses mouvements, qui s'accélèrent. L'artiste fnit étendue par terre, épuisée. Schouten compare ce processus de coloration du corps au besoin des femmes "de se maquiller dans l'isolement de leur foyer afin de se faire belles pour un monde extérieur auquel elles n'ont pas part.
Lydia Schouten, née en 1948, à Leyde, aux Pays-Bas, est une artiste néerlandaise. Son œuvre comporte souvent un regard critique sur la place laissée aux femmes dans la société, ou sur le mode de représentation des femmes.

Il considère que le temps des apprentissages est passé. Peintre , il est l'égal des plus grands; ingénieur , il peut surprendre les plus avertis de l'art de la guerre...
Léonard De Vinci présente au monde le magnifique exemple de L'homme qui sut utiliser à son maximum sa faculté de penser, de sentir et de créer.
Le mystère du vol des oiseaux a toujours intrigué Léonard De vinci. Depuis longtemps il se demande pourquoi l'homme ne pourrait pas voler lui aussi. Il observe le comportement des oiseaux au décollage, en plein vol et à l'atterrissage. Il prend des notes, fait des expériences, des mesures de force musculaire et des croquis . Il se rend compte du rôle important du centre de gravité et du centre de poussée. Enfin, quand il croit en savoir assez long pour tenter la grande expérience , Léonard construit un genre de planeur aux ailes articulées et projette d'effectuer son premier essai sur le Mone Cecero, le mont du cygne , qui a quelque 1300 pieds d'altitude. Dans son enthousiasme , et peut être prématurément, il note :
" pour la première fois , le grand oiseau prendra son vol... comblant l'univers de stupeur, remplissant de sa renomée tous les écrits . Gloire éternelles au lieu où il naquit !"
Cet ingenieur de talent a-t-il répété l'exploit d'icare? Il planera toujours un doute là-dessus: Léonard n'en souffle mot.

Le parachute
inspiré de la tente, le principe imaginé aurait même été essayé.... Mais manquent la cheminée d'échappement d'air et la harnais pour soutenir l'homme.

Une anticipation de l'hélicoptère
Léonard a imaginé le principe de l'élévation à la verticale par pales.inclinées mais l'energie nécessaire manque encore...

Simmons Laurie , Pushing Lipstick(rouge à lèvre vertical) Red Lipstick Vertical

Simmons Lauries, Woman Openning Refrigerator/ Milk /Red Couch/newspaper(femme/ canapé rouge/journal)

Laurie Simmons , Walking House (maison ambulante),1989
Dans les premières photographies de Simmons, réalisées au milieu des années 1970, des poupées-femmes dans des intérieurs de maisons de poupées cuisinent et nettoient, accomplissant les tâches typiques d'une femme au foyer.Tant les poupées et les stéréotypes qu'elles incarnent évoquent l'Amérique bourgeoise dans les années 1950.Comme beaucoup de ses contemporains, Simmons a utilisé le matériel de la culture populaire pour sonder et souvent démystifier ses valeurs sociales. Mais l'esprit critique de ses photographies est coloré de nostalgie. Plus tard, elle se souvint: «J'essayais simplement de recréer un sentiment, une humeur ... un sentiment des années cinquante que je savais était à la fois beau et mortel.
Comme les objets qu'ils représentent, ces premières gravures sont assez petites, mais le travail de Simmons a rapidement pris de l'ampleur. Les images de sa série Walking Objects de la fin des années 1980 dotent ironiquement des objets commerciaux de personnalités humaines en leur donnant des jambes et en les présentant à l'échelle humaine - cette impression mesure près de sept pieds. Isolées sur un fond transparent sous la lumière artificielle dramatique d'une scène ou d'un studio, les figures de ces photographies sont parfaites et séduisantes. DansWalking House , les jambes élégantes d'une jeune starlette ou d'un mannequin soutiennent une maison de banlieue comme celle dans laquelle la jeune femme a grandi et dans laquelle, après le mariage, elle est destinée à vivre.
Extrait de la publication du Museum of Modern Art, Faits saillants du MoMA depuis 1980 , New York: Le musée d'art moderne, 2007
Nantes : Le château et la cathédrale vue du fleuve,vers 1828
Turner a certainement découvert les tours de la cathédrale de Nantes au moment où la diligence amorçait sa descente vers les chantiers naval de la Loire. Une fois au bord du fleuve, il eut probablement l'impression que la ville s'étendait devant lui, de part et d'autre de son cours, les deux rives étant reliées par une série de ponts qui enjambaient à cet endroit de nombreuses îles sablonneuses. Depuis la visite de Turner , l'on a quelque peu oublié la nature insulaire de la ville de Nantes; certains bras de la Loire ont été comblés , et le cours principal du fleuve s'est éloigné du centre de la ville , en raison surtout de l'ensablement, qui posait déjà un problème dans les années 1830.

Nantes: promenade sur le cours Saint-Pierre, vers 1826-1828
En 1828, Nantes était déjà une grande ville, comptant près de 80000 habitants. C'était de loin la plus grande cité ( à l'exception de Rouen) que Turner avait visité depuis son départ de Londres. La ville jouissait depuis un certain temps d'une immense prospérité grâce à ses activités portuaires et sa proximité de l'Atlantique. Au cours des trentes dernières années du XVIII è siècle , Nantes avait connu de grands travaux d'urbanisme: tous les quartiers, mais plus particulièrement l'ouest de la ville, avaient été mis au goût du jour. La ville devait en grande partie sa richesse à une pratique qui perdura environ deux siècles et que l'on désigne par l'euphémisme "commerce du bois d'ébène". Ce commerce consistait à vendre des esclaves de la côte guinéenne aux Antilles, où s'effectuait l'achat de la canne à sucre, qui était raffinée à Nantes. Le sucre était ensuite chargé sur des bateaux qui remontaient La Loire. La révolution, mettant fin au commerce des esclaves , obligea Nantes à développer d'autres insdustries.Cependant le fleuve continua à jouer un rôle vital dans le transport des produits commerciaux.

Nantes, les chantiers navals. 1826 -1828

Nantes; Le pont de Pirmil vu du fleuve, sous un ciel de tempête, 1826-1828
Le pont auquel Turner a prêté une attention accrue fut celui dit de Pirmil, qui relie la dernière des îles à la rive sud de la Loire.
Les îles ne comprenant alors que peu de constructions, le pont était visible aussi bien en venant de Paimboeuf qu'en venant d'Angers.

Bateau à vapeur "bateau à vapeur en fer" apparaissant dans une publication de la Compagnie générale des remorqueurs de la Loire, détail. Chambre des commerces de l'industrie du Loiret.
Depuis le début des années 1820, des vapeurs de fabrication britannique et américaine avaient commencé à sillonner les fleuves de France. Ils étaient surtout présents sur la Seine: en 1826, vingt-six vapeurs desservaient déjà les ports situés sur le cours inférieur du fleuve. Sur la Loire, en revanche, les bateaux à vapeur n'étaient apparus qu'en juin 1822: à cette date avait été lancé entre Nantes et Paimboeuf, puis Angers , un bateau dont la machine était anglaise,"La Loire". La coque mesurait 25 mètres de longueur, et le bateau pouvait transporter jusqu'à 250 passagers. En mars de l'année suivante, "la Loire" et "le Maine" avaient été affectées à la navigation entre Nantes et Angers, tandis qu'un troisième bateau " le courrier" , assurait déjà un service régulier en tre Nantes et Paimboeuf. Plus tard, au cours du printemps de 1823, un vapeur avait remonté pour la première fois le fleuve jusqu'à Orléans; il s'agissait du "Nantais". Le nombre de compagnies et de bateaux présentssur le fleuve n'avait cessé d'augmenterà partir de 1825. Au moment du séjour de Turner en France, les navires à vapeur commençaient donc à faire partie intégrante des paysages fluviaux.