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Paysage (1911 environ)

Milan, Collection privée.

"A la belle Gabrielle", était un des endroits les plus caractéristiques où les artistes de Montmartre se retrouvaient. La façade décolorée du café, les blancs et les verts, en grosses taches lavées de pluies, évoquent la mélancolie qui étreint le coeur d'Utrillo.

Ainsi allait Montmartre, " patrie de la camaderie" selon Roland Dorgelès de fête en victoire, mêlant dèche et ivresse, amitié, bonheur de vivre, peinture et musique, dans la joie et les humeurs. Le petit train d'Utrillo passait par ici, repasssait par là, emportant dans son sillage les bohèmes de Murger, pauvres parmi les pauvres, mais grands des promesses à venir. 

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Le jardin à Montmagny (1908-environ)

Paris, musée national d'Art Moderne.

Si l'on affirma qu'il peignit "pour mieux boire, et but pour mieux peindre" en réalité, de vulgaires cartes postales même, il sut faire des chefs-d'oeuvre. Sa mère, la grande Valadon eut raison de le dire, de même qu'elle eut raison de proclamer que Maurice Utrillo exécuta ses meilleures toiles dans ses heures de pleine lucididé. Ainsi que l'écrivait l'un de ses récents commentateurs, " il peignit comme en prière " et c'est de lui " la légende de Montmartre désormais intégrée à l'histoire tiendra une part de son prestige ".